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CMA 07 : Bernard Stalter en visite
Publié le 13/07/2018
CMA 07 : Bernard Stalter en visite

La présidente de la Chambre des Métiers de l’Ardèche, Fabienne Munoz, accueillait, mardi 1O juillet dernier, le président de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (APCMA), Bernard Stalter, venu rencontrer quelques artisans locaux mais aussi les acteurs au service des entreprises artisanales du département.

 

Le président Bernard Stalter avait un programme bien chargé mardi 10 juillet dernier à l’occasion de sa visite « de terrain » en Ardèche. Après une première visite d’entreprise (Mehari Loisirs, Le Pouzin), le président de l’APCMA animait une rencontre-débat sur le thème « L’artisanat, un secteur dynamique qui se conjugue avec les territoires », puis reprenait sa visite de terrain auprès de deux autres artisans ardéchois (la Brasserie La Grange du Seigneur, Champis et l’Atelier Simon, Saint Péray).

 

Réforme de l’apprentissage : la CMA veut en être

 

La conférence-débat du midi, qui dura plus de 2h30, a permis au président de réaffirmer le rôle des CMA : se faire le relais des artisans de France auprès de l’État en particulier lorsqu’il s’agit de nouvelles réformes concernant notamment l’emploi, la formation, le statut, etc

 

« Les Chambres consulaires ont été exclues dans l’élaboration de la première loi de réforme de l’apprentissage. Mais elle ne marchera pas si les CMA n’en sont pas le relais car la force du réseau des Chambres consulaires est de disposer d’un maillage territorial alliant les zones urbaines et zones rurales » explique Bernard Stalter. « 700 000 emplois sont non pourvus à ce jour dans l’artisanat. Nous nous sommes battus pour être associés à l’élaboration de la nouvelle réforme. Mais cette réforme n’est toujours pas satisfaisante pour les artisans, nous ne sommes pas allés assez loin. Donc nous travaillons maintenant sur la réforme d’après ».

 

Travailler avec les branches et « marifier » les CMA

 

« Il est vital de travailler avec les branches pour proposer des formations individualisées adaptées aux jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi », poursuit le président. « Il ne faut pas oublier que 20 % des dirigeants d’entreprises artisanales ont plus de 55 ans et qu’il va falloir se pencher sérieusement sur la transmission d’entreprise. J’en appelle donc à toutes les branches : créons ensemble notre propre opérateur de compétences (OPCA) ».

 

Évoquant l’organisation des chambres, le président proposait de « marifier » (mutualiser) les compétences au plan national pour que tous les artisans de France aient droit aux mêmes services où qu’ils soient établis. Par exemple, toutes les tâches administratives seraient traitées en un seul lieu, les accompagnements à l’installation seraient concentrés et traités en un autre lieu, etc.

 

Faire évoluer le SPI

 

Autre cheval de bataille de Bernard Stalter en lien avec le PACTE : le Stage Préalable à l’Installation (SPI). « Nous devons le rendre obligatoire en convainquant les parlementaires de son utilité afin de mettre toutes les chances du côté des artisans. Il faut également pouvoir présenter aux stagiaires dans la foulée du SPI, l’ensemble des aides possibles et faciliter l’accès au crédit bancaire ».

 

« Il faut arrêter de dire que l’artisanat ce sont les moins de 10 (salariés NDLR). L’ensemble des élus du réseau se mobilise sur des sujets nationaux tels la lutte contre le chômage et l’équilibre des territoires, pour en faire des victoires au service de notre pays, de nos entreprises et de nos concitoyens. J’ai à cœur de venir régulièrement à la rencontre de celles et ceux qui accompagnent les entreprises artisanales et font vivre l’artisanat au quotidien dans nos territoires », concluait Bernard Stalter.

 

Corinne Legros

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