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Conjoncture : l’excellence au rendez-vous de 2017
Publié le 03/07/2018
Conjoncture : l’excellence au rendez-vous de 2017

L’analyse des bilans d’entreprise le confirme : l’année 2017 a été particulièrement porteuse pour l’économie avec un taux de croissance jamais vu depuis près de 10 ans. Malgré quelques incertitudes, l’année 2018 devrait rester bien orientée mais dans des proportions moindres, toutefois. 

 

D’habitude prudents pour ne pas dire réservés, la plupart des chefs d’entreprise interrogés en début d’année n’hésitaient cependant pas à exprimer leur satisfaction à l’issue d’un exercice qui les avait enfin vus renouer avec l’optimisme au fur et à mesure que leurs carnets de commandes se noircissaient.

 

Passer ce ressenti, l’analyse des chiffres au travers la lecture des bilans comptables vient confirmer cette tendance comme le confirment le directeur de la Banque de France de l’Ardèche, David Guin, et son homologue pour la Drôme, Philippe Flour.

 

Ainsi, alors que la croissance du PIB mondial a frôlé, en 2017, les + 4 % (+3,9 % exactement) et tandis que celle de la France atteignait les +2,3 %, le chiffre d’affaires des entreprises auverhonalpines (tous secteurs confondus) a progressé de +5 %. Rappelons à titre de comparaison qu’en 2015, cette progression du chiffre d‘affaires était en moyenne de +1,6 %.

 

Seuls les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du commerce de détail ne sont pas parvenus à profiter de cette embellie, leur CA ne progressant, en moyenne, « que » de +2,5 %.

 

La Drôme fait même un peu mieux avec un taux de progression de +5,2 %, supérieur à celui des deux Savoies et de l’Ain tandis que l’Ardèche avec un taux de +4,1 % arrive en seconde position des départements situés, géologiquement parlant, sur le versant auvergnat de la région, seulement devancé par la Haute-Loire voisine. 

 

Autre facteur intéressant à prendre en compte et emblématique de la relative bonne santé des entreprises : le taux de marge brute s’est également amélioré pour atteindre, en moyenne, les 6,8 %. Selon la même logique, l’investissement est resté soutenu sans toutefois dégrader les capacités financières des entreprises. Les 3/4 d’entre elles sont en effet en mesure de rembourser leur endettement en moins de 3,5 ans, la moyenne se situant, elle, à 2 ans.

Dans ces conditions, le taux de défaillance des entreprises est en recul de 10 %, les effectifs progressant, eux, de +2,6 %.

 

Cette embellie se poursuivra-t-elle en 2018 ?

Vraisemblablement, mais pas sur la même dynamique estime la BdF qui table sur une croissance du PIB national de +1,8 %, l’économie française étant dépendante de celle de ses partenaires dans une économie mondialisée.

 

Plusieurs facteurs, notamment géopolitiques, pourraient avoir un impact sur la croissance mondiale à commencer par les décisions prises outre Atlantique par le locataire de la Maison Blanche, lesquelles décisions pourraient sérieusement affecter les relations commerciales internationales en complexifiant et en renchérissant l’accès à certains marchés.

 

La hausse du coût de la plupart des matières premières mais aussi de l’énergie - plus particulièrement du pétrole - pourrait également pénaliser les entreprises, lesquelles sont également de plus en plus souvent confrontées à des difficultés de recrutement qui les contraignent à « négliger » des commandes.

 

Enfin, les mouvements sociaux qui tout au long de ce 1er semestre, se sont succédé ont certainement pesé sur la conjoncture tout comme dans une certaine proportion également, les caprices de la météo.

 

Frédéric Rolland

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