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Filière numérique : 147 millions d’euros pour ADN
Publié le 23/12/2017
Filière numérique : 147 millions d’euros pour ADN

Drôme-Ardèche - Le premier ministre Édouard Philippe annonçait le 14 décembre dernier à Cahors, à l’occasion de la conférence nationale des territoires, un plan de financement du numérique revu à la hausse. Une enveloppe de 416 millions d’euros supplémentaires vient grossir le financement du déploiement du réseau très haut débit en France, dont 147 millions iront au syndicat mixte Ardèche Drôme Numérique (ADN).

 

La réduction de la fracture territoriale est un engagement du Gouvernement et une priorité nationale, rappelait le Premier Ministre Édouard Philippe, lors de la 2è conférence nationale des territoires, jeudi 14 décembre dernier à Cahors. Il annonçait une rallonge de 416 millions d’euros pour le financement du Plan Très Haut Débit, qui totalise 20 milliards d’euros sur 8 ans.

 

Les 416 millions d’euros serviront à « sécuriser l’enveloppe de 3,3 milliards d’euros dédiée au soutien et à l’accélération des réseaux d’initiative publique engagés dans le cadre du Plan France Très Haut Débit ». Cette rallonge viendra donc soutenir les projets de l’Ardèche et de la Drôme à hauteur de 147 millions d’euros, mais aussi ceux de la Bretagne, de la Dordogne, de l’Eure, de l’Indre-et-Loire et de l’Oise.

Parallèlement, le gouvernement débloquera 100 millions d’euros en faveur des équipements hertziens, qui viendront se substituer aux réseaux filaires dans les lieux où ils ne sont pas déployables.

 

Une mobilisation des partenaires du numérique

 

Cette déclaration du Premier Ministre sonne comme une petite victoire pour les porteurs publics des projets FTTH - au nombre desquels figure le syndicat mixte Ardèche Drôme Numérique -, après l’annonce émanant de Bercy en novembre, de lever le pied côté financements publics.

 

Une nouvelle qui est venue refroidir les ardeurs du syndicat ADN, lequel avait présenté une demande de subvention auprès du Premier Ministre en avril 2017. Un ensemble de partenaires s’est donc mobilisé pour porter ce dossier jusqu’à Matignon. La Firip (Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique), l’Avicca (Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel), dont Nathalie Helmer - présidente du syndicat ADN - a été récemment élue vice-présidente, et les parlementaires locaux se sont mobilisés pour défendre et faire avancer le dossier auprès des plus hautes instances du gouvernement. De plus, la récente désignation d’Hervé Saulignac, député de l’Ardèche et ex-président d’ADN, au sein de la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation, devrait participer à maintenir une « bonne entente » entre le syndicat mixte et le gouvernement.

 

« Cet investissement sur nos deux départements, aussi conséquent qu’inédit, démontre toute la crédibilité de notre projet qui permettra d’amener la fibre à tous les habitants, notamment en zones rurales. Je remercie également l’engagement et la mobilisation de tous les élus ardéchois et drômois autour de ce dossier, qui bénéficie à présent du soutien de l’État et qui met fin à toute interrogation sur la solidité du plan de financement de notre projet », rapportait la présidente Helmer dans un communiqué.

 

La Fédération du BTP se réjouissait également de cette bonne nouvelle qui garantit une sorte de plein-emploi pour les entreprises qui participent au déploiement des réseaux pendant les 8 années à venir. « Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les entreprises et les citoyens qui pourront, à l’instar des zones urbaines, bénéficier d’un accès très haut débit. Le déploiement de la fibre est en effet un point majeur pour dynamiser nos territoires et désenclaver les territoires les plus éloignés », déclarait Hervé Liotard, président de la section TP de la FBTP 26-07.

 

Corinne Legros

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