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Iveco recenses ses espèces
Iveco recenses ses espèces

Annonay - Le site historique de l’usine d’Iveco est habité d’éco systèmes divers et variés. le fabricant de bus a fait appel, en mai dernier, à l’association Naturama pour faire un premier inventaire naturaliste du site dont la restitution fut présentée mardi 29 août dernier. Les experts ont constaté une “très belle diversité mixte” et recensé quelques espèces peu communes dans cet environnement.

 

Qui aurait pensé qu’un chevreuil viendrait se promener sur les parcelles végétales de l’usine d’Iveco en plein centre d’Annonay (photo du haut, crédit : Thibault Lacombe) en toute impunité ?

 

Et aussi une trentaine d’oiseaux…

Ce chevreuil n’est pas la seule créature à habiter les parages de l’usine à en juger par l’inventaire naturaliste dressé par l’équipe de l’association Naturama (lire ci-contre) entre mai et août 2017 sur le site historique d’Iveco. Une trentaine d’espèces d’oiseaux a été recensée sur les trois derniers mois. Mais cet inventaire réalisé post-flux migratoires fausse quelque peu ce chiffre. Parmi cette trentaine d’espèces figure le Bruant Zizi, le Faucon Crécerelle, le Gobemouche gris ou encore l’Hypolaïs polyglotte. Avis aux amateurs… 28 espèces d’insectes ont été recensées également dont plusieurs espèces de criquets et une espèce d’araignée assez commune mais peu observée : l’araignée crabe.

 

Une flore variée mais sans surprise

À l’image de la faune, passée au peigne fin ces trois derniers mois, la flore fut examinée de près par les experts naturalistes qui espéraient découvrir, parmi les 80 plants identifiés, d’éventuelles espèces dites rares ou protégées comme des orchidées sauvages. D’ailleurs l’œillet des chartreux recensé sur le site, leur a laissé espérer - le temps d’un instant - avoir découvert le Graal local…

 

Des propositions de gestion

Lors de la restitution de leur étude, les naturalistes ont soumis aux responsables environnement d’Iveco, quelques propositions de gestion des espaces verts de l’usine. La fauche tardive (1 à 2 fois par an, et après le 15 août), par exemple, permettrait de maintenir, voire d’améliorer le potentiel d’accueil écologique. Autre proposition : le pastoralisme sur la parcelle la plus étendue en contenant le nombre d’animaux et les temps de pâture ce qui permettrait d’entretenir naturellement la parcelle (pas de tonte, pas de pesticides…), d’enrichir les sols naturellement, et de maintenir une race rustique ovine. Parallèlement, la plantation de haies et de bosquets permettrait de recréer un corridor écologique et de faire revenir des espèces naturelles.

 

Corinne Legros


Retrouver l'article complet dans l'édition du 2 Septembre 2017
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