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La région accompagne les PPAM
Publié le 12/06/2018
La région accompagne les PPAM

Chatuzange le Goubet - Vendredi 1er juin dernier, le conseiller régional Claude Aurias signait le plan régional pour la filière plants à parfum, aromatiques et médicinales, en présence de nombreux exploitants et représentants de la filière.

 

Le Conseiller régional Claude Aurias est venu visiter une parcelle et la distillerie des Monts du Matin vendredi 1er juin, en préambule à la signature de ce plan PPAM.

 

Le Conseil régional soutient la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) à hauteur de 0,35 million d’euros par an en proposant un financement à l’achat de matériels et équipements, neufs ou d’occasion dont le plancher de dépenses éligibles est de 4 000 euros. La région Aura compte 1 000 exploitants qui cultivent 8 000 hectares de PPAM. En 10 ans, la filière a gagné plus de 6 000 hectares, +25 % de producteurs et +85 % de chiffre d’affaires.

 

Sont éligibles : pour la protection des cultures et plants sains : filets et structures de protection… ; pour la culture : récolteuse, planteuse, broyeur, bineuse, robot désherbage… ; pour la transformation : séchoir, trieur, laveuse pour racines, micro-distillerie, distillerie…

 

Ne sont pas éligibles : la location-vente de matériels et d’équipements ; les dépenses immobilières : construction, acquisition, rénovation de bâtiments ; les achats de plantation de plantes annuelles ou pérennes.

Le taux d’aides publiques sera de 40 % à 60 % (pour les parcelles situées en zone de montagne ou jeunes agriculteurs ou projet collectif).

 

2018 : une année de réflexion

L’enjeu est d’initier une réflexion au niveau de l’ensemble de la filière PPAM en vue d’étudier les possibilités de mise en place d’une nouvelle forme de structuration (une même entité pour toute la filière) afin d’optimiser le fonctionnement global de la filière PPAM. La filière pourrait ainsi continuer son développement et dépasser largement les 55 000 ha d’ici 10 ans (contre 32 000 ha en 2000, soit une hausse de 70 % en 25 ans).

 

Pour ce faire, une concertation sera menée sur l’année 2018 avec l’ensemble des structures de la filière afin de définir des objectifs communs (stratégie de projet latéral) qui serviront de socle à la construction de cette entité commune. En voici quelques exemples :

 

- Développer des principes d’intelligence économique (veille stratégique)

- Se fédérer sur des vecteurs de promotion et mettre en œuvre une résonance médiatique

- Construire entre l’amont et l’aval une stratégie sur le partage des risques (climatiques, économiques, etc) et la répartition de la valeur ajoutée.

 

Suite à la concertation de 2018, l’entité commune pourrait être mise en place au cours de l’année 2019. Les principaux acteurs de cette action sont les organismes interprofessionnels (reconnus ou non) de la filière, les syndicats et FranceAgriMer afin d’amener leur expertise sur ce sujet.

 

Corinne Legros

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