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Le CFA Batipôle mise sur la réalité virtuelle
Publié le 06/11/2018
Le CFA Batipôle mise sur la réalité virtuelle

Livron - Tout comme les pilotes d’Airbus ou de Boeing, les apprentis conducteurs d’engins qui fréquentent le CFA Batipôle disposent, eux-aussi, de simulateurs de conduite. Sept nouveaux appareils ont été inaugurés vendredi 26 octobre dernier portant à 14 leur nombre total. 

 

Inauguré il y a une quarantaine d’années, le CFA Batipôle n’a rien à voir avec un studio de cinéma pas plus d’ailleurs qu’il ne présente des similitudes avec une salle de jeu.

Dédié au secteur du bâtiment et des travaux publics, quelque 800 apprentis viennent s’y former aux métiers de la construction avec un taux de réussite moyen qui confine à l’excellence (90,5 %) et un taux d’insertion des diplômés dans le monde actif (72 %) qui en dit long sur la qualité de l’enseignement prodigué dans ses salles de cours et dans ses ateliers.

 

Comme ces chiffres semblent l’attester, Batipôle est donc en prise constante avec la réalité et pourtant, une partie du cursus est entièrement fictive.

L’utilisation de simulateurs de conduite faisant appel à la technologie de la réalité virtuelle fait en effet aujourd’hui partie du quotidien des apprentis conducteurs d’engins. Et sous les arcades du CFA, inutile de préciser que leur utilisation n’a rien d’un jeu.

 

Vendredi 26 octobre dernier, sept nouveaux appareils de dernière génération ont ainsi été officiellement inaugurés à l’issue d’un investissement de 250 000 euros auquel la Région a contribué pour moitié, les entreprises de la branche apportant la différence au travers la taxe d’apprentissage. Batipôle est désormais équipé de 14 simulateurs installés en réseau, soit un par apprenti.

 

«Ces simulateurs présentent de nombreux intérêts à commencer par le fait qu’ils sont utilisables qu’elles que soient les conditions météorologiques » s’est chargé d’expliquer Jean-Marc Allonneau, directeur du CFA lors de cette inauguration.

 

Autres avantages : leur coût d’utilisation est beaucoup moins élevé que celui des machines réelles également utilisées pour la formation tout comme sont de fait également limités les risques de casse mécanique dus à une mauvaise utilisation. Ils ne génèrent de plus aucune pollution et surtout, permettent aux apprentis - plus particulièrement ceux qui débutent leur formation - d’évoluer en toute sécurité. Côté pédagoqie, ces simulateurs permettent de varier les exercices mais aussi de répéter les travaux jusqu’à une parfaite assimilation. Les formateurs disposent, eux, d’un outil qui leur permet de suivre au plus près les évolutions et la progression des apprentis puisque tout est mémorisé.

 

Complémentaire avec la conduite d’engins réels, l’utilisation de simulateurs constitue également un plus non-négligeable en termes d’attractivité.

 

Frédéric Rolland

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