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Marcel Industrie voit l’avenir en grand
Publié le 28/01/2017
Marcel Industrie voit l’avenir  en grand

La Baume d'Hostun - En se spécialisant - ce que lui permet un outil de production dédié, encore amené à évoluer - dans l’usinage de pièces de grandes dimensions, la Pme drômoise s’affirme comme un interlocuteur de référence à l’image du partenariat noué avec son voisin isérois SDMS pour la réalisation de pièces destinées au programme porté par le CEA et le Japan Atomic Energy Research Institute ou bien encore pour le motoriste Safran.

 

Et si l’avenir énergétique de la planète se jouait - en partie - entre Drôme et Isère, aux pieds des Alpes, à la base du Vercors ?
La question peut paraître, de prime abord saugrenue. Sauf que la réalité, elle, apporte des éléments de réponse qui plaident en ce sens.  En marge du projet ITER, la France - par l’intermédiaire du CEA - conçoit et construit les composants essentiels d’une machine de fusion par confinement magnétique baptisée JT-60SA, actuellement en chantier au Japon. Parmi les sous-traitants retenus par le CEA  figurent les entreprises iséroise SMDS (chaudronnerie basée à St Romans depuis sa création en 1962)  et drômoise Marcel Industrie, spécialisée, elle dans l’usinage de pièces de grandes dimensions. Les deux Pme se sont associés pour réaliser une des pièces maîtresses de cet ensemble, baptisées OIS.
Il s’agit en l’espèce d’anneaux  en métal d’un poids unitaire de 7 tonnes qui, une fois assemblés, donneront naissance à une sphère  d’une dizaine de mètres de diamètres.  En étant retenue pour réaliser ces pièces, la Pme drômoise (5 millions d’euros de CA  en 2016 avec 35 salariés, 6,5 millions d’euros prévus  en 2017) démontre ainsi sa capacité à mettre en œuvre des pièces de grandes dimensions, qui plus est complexes. Et elle le prouve également en resurfaçant, pour le compte du motoriste Safran, les arbres de transmission du moteur Leap, dernier né des propulseurs aéronautiques plébiscité par les constructeurs pour équiper les avions monocouloirs de nouvelle génération.  
“Notre positionnement, notre stratégie et les investissements réalisés portent pleinement leurs  fruits” se réjouit Philippe Saubin qui a repris l’entreprise en 2009 avec l’ambition d’en faire un acteur majeur sur ce créneau en se dotant des outils nécessaires via des investissements récurrents et conséquents dans les moyens de production. “À l’époque, l’aéronautique représentait une part infime de notre chiffre d’affaires. Aujourd’hui, ce secteur d’activité représente 25%”  
Prochaine étape : l’extension du site via la construction d’un bâtiment de 2500m2 pour laquelle un budget de 2 millions d’euros a été  alloué, extension prévue dans l’année à moins qu’un projet immobilier voisin ne remette tout en question, à commencer par la dizaine d’emplois créés qui irait de pair.   


Frédéric Rolland

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