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Refresco France passe la sixième
Refresco France passe la sixième

Margès - Le leader mondial de l’embouteillage de boissons non alcoolisées, Refresco, investit 20 millions d’euros dans son usine française de Margès pour y implanter une sixième ligne de production. Opérationnelle en janvier 2018, cette nouvelle ligne - plus économe et plus écologique - sera capable de conditionner 40 000 litres par heure.

 

Le groupe néerlandais Refresco, leader mondial de l’embouteillage de boissons non alcoolisées, compte 4 000 collaborateurs répartis sur 27 sites en Europe, et 3 usines aux USA. La récente acquisition de l’entreprise canadienne Cott en juillet 2017 et de ses 29 sites de production qui fabriquent plus de 4 milliards de litres par an, lui permettra d’atteindre une production annuelle de 12 milliards de litres. Le Groupe Refresco deviendra ainsi le plus gros “embouteilleur” indépendant du monde, tout en consolidant sa position de leader sur les marchés européens.

 

Refresco France

Avec 315 millions d’euros de chiffre d’affaires générés en 2016, Refresco France compte pour 15 % de l’activité du groupe (2,1 milliards d’euros), et arrive ainsi en troisième position des pays les plus “productifs” du groupe (913 millions de litres produits en 2016), derrière le Benelux (506,1M euros et 1,267 milliard de litres produits) et l’Allemagne (414,2M euros, 1,360 milliard de litres). Dans le détail, Refresco France (830 personnes, 17 lignes de production), dont le siège est adossé à l’unité de production d’origine Délifruits à Margès, pilote 4 unités françaises : Délifruits (Drôme, 280 personnes, 5 lignes), Nuits Saint-Georges (Côte d’Or, 120 personnes, 2 lignes), Saint Alban (Loire, 230 personnes, 5 lignes) et Le Quesnoy (Nord, 100 personnes, 5 lignes).

 

80 millions d’euros investis en 5 ans

Entre 2015 et 2018, Refresco prévoit de consacrer 80 millions d’euros à ses investissements français. Au programme : une cinquième ligne de production à Délifruit (voir notre article du 27 juin 2015), un dépôt de 24 000 m2 sur l’unité de Saint Alban, un agrandissement de 600 m2 des bureaux du siège, une sixième ligne de production à Margès, et enfin, une nouvelle ligne dans le Nord et à Saint Alban. C’est en 2015 que le site de Délifruits accueillait sa première ligne de production high-tech au terme d’un investissement de 20 millions d’euros. En 2017-2018, une 6ème ligne similaire sera mise en service, le montant de l’investissement restant identique. Ces lignes - plus coûteuses au départ - ont été conçues pour augmenter le rendement tout en réduisant la consommation d’énergie (jusqu’à 30 %) et la consommation d’eau (consommation divisée par 5). “Les bouteilles sont soufflées et remplies en milieu aseptique, dans une même opération”, explique Pierre Bodard, directeur général de Refresco France. Une alternative économique et écologique à l’embouteillage classique dont le process implique plusieurs opérations : une première opération de fabrication de bouteilles qui sont ensuite rincées et séchées. Puis une deuxième étape en milieu aseptisé, qui prévoit le remplissage des bouteilles avec le jus de fruit ou le soda. Les nouvelles lignes permettent d’embouteiller 40 000 litres par heure contre 30 000 sur une ligne classique.

 

Le R & D comme moteur

Côté enseignes, les bouteilles de Refresco sont commercialisées en GMS chez Leclerc, Carrefour, Super U, Auchan, Casino, Intermarché, Metro, Promocash, etc. Côté donneurs d’ordres, Refresco compte les grands noms des boissons non alcoolisées : Pepsi, Coca, Tropicana, Nestea, Lipton, Joker, Sunny, Minute Maid, 7Up, etc. “Nous sommes confrontés à une concurrence locale et internationale très présente”, indique Pierre Bodard. “On essaie de garder un quart d’heure d’avance grâce à notre stratégie de recherche et développement et à notre capacité d’innover”. Le DG confiait au passage que les équipes travaillaient notamment à “l’amélioration des produits comme le Coca-Cola par exemple, qui sont trop sucrés et/ou trop chimiques”. Les rares chiffres que le directeur général a bien voulu glisser au sujet de la R & D concernent le renouvellement des produits et/ou des gammes. “15 % des volumes des marques distributeurs ont moins de 2 ans. Nous proposons sans cesse des nouveautés pour anticiper la lassitude du consommateur. C’est exceptionnel !”, concluait Pierre Bodard.

 

Corinne Legros


Retrouver l'article complet dans l'édition du 9 Septembre 2017
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