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Valence met l'Etat au pied du mur
Valence met l'Etat au pied du mur

Conseillé par l’avocate et ancienne Ministre de l’environnement Corinne Lepage, Nicolas Daragon monte au créneau. Dans un courrier adressé au Préfet de Région, le maire de Valence enjoint l’État de faire le nécessaire pour mettre un terme à la pollution générée par le trafic routier sur l’A7. Ce dernier plaide pour que soient mis en place un Plan de protection de l’Atmosphère et un contournement autoroutier de la ville.

 

Depuis son ouverture à la circulation au milieu des années 1960, la capitale drômoise fait partie des villes françaises traversées par une autoroute, en l’occurrence, l’A7.

En raison de la croissance exponentielle du trafic routier, cette particularité n’est pas sans poser de problèmes, notamment d’ordre sanitaire. Rappelons que l’autoroute du soleil est fréquentée en moyenne par quelque 70 000 véhicules/jour et par près de 200 000 véhicules/jour pendant les vacances estivales avec des pics sur les week-ends de chassés-croisés en juillet-août.

 

Dans l’agglomération valentinoise, les seuils réglementaires concernant les taux de dioxyde d’azote et de particules fines en suspension sont ainsi régulièrement dépassés depuis 2007, ce qui ne serait pas sans conséquences.

Une étude de l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) précise d’ailleurs que si les normes de pollution atmosphérique préconisées par l’OMS étaient respectées, sur le long terme, 55 décès pourraient être évités chaque année pour les personnes de plus de 30 ans, soit une espérance de vie gagnée de 8 mois et un bénéfice économique de la mortalité évitée estimé à 91 millions d’euros.

 

Bien que positive, la réduction de la vitesse à 90km/h entre les échangeurs de Valence-nord et Valence-sud mise en place en 2016 à la demande du maire de Valence s’avère insuffisante. Le taux de certains polluants demeure encore très largement supérieur aux normes admissibles.

Face à cette situation qui perdure, Nicolas Daragon a donc décidé de monter au créneau et de frapper fort.

Considérant que cette situation met en péril la santé des habitants de Valence et de ses environs et constitue une infraction manifeste au droit communautaire, le Maire de Valence a donc décidé de placer l’État face à ses responsabilités.

 

Fort du soutien de l’avocate et ancienne Ministre de L’environnement Corinne Lepage, l’édile valentinois vient d’adresser un courrier au Préfet de Région dans lequel il réclame l’activation à brève échéance d’un Plan de Protection de l’atmosphère, lequel viendrait en complément du Plan climat air énergie territorial de Valence Romans Agglo.

Le président de l’agglo souhaite également que soit sérieusement étudiée la faisabilité d’un contournement autoroutier de Valence (via un recalibrage de la LACRA, notamment), seule solution viable à ses yeux susceptible d’atteindre l’objectif de préservation de la santé des concitoyens.

 

Frédéric Rolland


Retrouver l'article complet dans l'édition du 18 Novembre 2017
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